vendredi 1 juillet 2016

TROYES FRONTSTALAG 124 - en 1940 - Camp de détention (gefangenenlager)

Eté 1940 : L'Hôpital des Hauts-Clos en construction est investi par les troupes allemandes pour y parquer des soldats prisonniers français.
L'inquiétude est grande, des familles viennent aux nouvelles. Photo d'origine allemande
Frontstalag 124 : Troyes, Aube
Le Frontstalag 124 est créé à Troyes au début de l’occupation pour rassembler les prisonniers de guerre et les transférer en Allemagne.
L’effectif s’éleva jusqu’à 200 000 hommes environ.
Des camps avaient été installés au centre pénitentiaire des Hauts clos, à Troyes, à la « Laborieuse » (société d’alimentation) à Saint-Julien-Les-Villas (ancienne teinturerie « La Nouvelle » et au camp des tanks à Pont Sainte Marie, dit Camp du Moulinet. Une annexe sera ouverte à Châtre.
Le Frontstalag 124 a quitté l’Aube en février 1941 p our se rendre à Cravant dans l’Yonne, puis Joigny.
Il fut dissous en novembre 1941.
Prisonniers de guerre front stalag 124

Les Frontstalags étaient des camps de prisonniers de l'Armée allemande situés principalement en France dans la zone occupée lors de la Seconde Guerre mondiale.

L'Allemagne nazie renvoyait les prisonniers de guerre noirs et maghrébins de l'Armée française dans la zone occupée française, le plus rapidement possible par peur de maladies tropicales ou d'atteinte à la « pureté du sang aryen ».

Ils étaient dispersés dans les 57 frontstalags dont celui de Vesoul, le camp de discipline pour les « indigènes coloniaux ». Les soldats noirs détenus au 31 décembre 1943 seront encore 10 475. Certains d'entre eux parviendront à s'évader, ou seront libérés par les Forces françaises de l'intérieur (FFI) qu'ils rejoignirent souvent.

C'est ainsi que Léopold Sédar Senghor, futur président de la République du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il a également été ministre en France avant l'indépendance de son pays.

Rare photographie des COOPÉRATEURS - La LABORIEUSE occupés par les troupes Allemandes en 1940, dans ce qui deviendra le FRONT-STALAG 124. Ici étaient regroupés des soldats français métropolitains et des colonies fait prisonniers lors de l'avancée des troupes allemandes du IIIe Reich.

Front-Stalag 124 Troyes était composé des sites suivants : 
"Les Haut Clos" (Hôpital en construction), 
"Camp des tanks de St Hubert" (Camp du Moulinet à Pont-Ste-Marie),
"La Laborieuse" (Marques Avenue) et l’usine
"Châtres"
"La Nouvelle Teinturerie de St-Julien" (Intermarché) à Saint-Julien-les-Villas.


 A l'emplacement des magasins d'usines 

de St-Julien-les-Villas Aube 

Halle vitrée des opérations de chargement déchargement des marchandises. 

Les voitures hippomobiles venaient s'y mettre à quai.

"Camp des tanks de St Hubert" (Camp du Moulinet à Pont-Ste-Marie)

Hôpital des Jacobins. Comme de 1914 à 1918, en 1940 le lycée à été équipé en hôpital de guerre.
Les allemands, qui occupent la ville, s'en sont emparés pour les prisonniers du Frontstalg 124.



Aujourd'hui jours de soldesquand nous déambulons dans les allées de MARQUES AVENUEsouvenons-nous des soldats français et coloniaux prisonniers des allemands et parqués au stalag 124.

L'amitié oui, l'oubli  non !

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour
Document exceptionnel, ...celui-ci est particulièrement intéressant .
Les photos de cette période sont relativement rares....
Merci de l'avoir mis en ligne
Cordialement JdH

Jacques Fournier a dit…

en vente sur Delcampe.fr

Anonyme a dit…

Bonjour
Merci beaucoup pour le renseignement.
Me voici donc,grace à vous,le dépositaire de ce document témoin d'une époque sombre de notre histoire .
Cordialement

didier a dit…

Je viens de découvrir que mon pére à séjourné dans ce camp de juin 1940 à janvier 1941. Je suis souvent allé acheté des vètements dans Marques Avenue, sans savoir que mon père était passé par là...

Didier Turba

Jacques Fournier a dit…

Il en est ainsi de lieux aujourd'hui anonymes (pas de plaque du souvenir) dont on ne soupçonne plus le rôle détestable qu'ils ont joués.
Je suis heureux de raviver les mémoires défaillantes.
Bien cordialement, Jacques

Kakakew a dit…

Bonjour Mr Fournier,
mon grand père a été prisonnier dans ce camps apres sa capture le 17 juin 1940, sauriez vous à qui je devrais m,adresser pour retrouver son matricule de prisonnier?
Merci beaucoup pour votre travail

Olivier Marie

Anonyme a dit…

Bonsoir,
Merci pour tout ce travail. Cela éclaire un peu la vie de mon père qui a été prisonnier "au camp des tanks" puis à "l'hôpital des Hauts Clos" du 29/06/1940 au 22/01/1941. Il a ensuite rejoint le Stalag XIIIC. Merci encore.
Pierre B.